La souffrance au travail des agents de l’administration centrale

C’est cette souffrance – qui peut toucher chacun d’entre nous – que le SNPMEN-FO a évoquée dans sa déclaration liminaire lors de la F3SCT du 8 avril 2026. Les représentants du personnel FO constatent une dégradation de leurs conditions de travail sans précédent.

Les fiches du registre Santé et sécurité présentées ce jour sont particulièrement emblématiques et montrent la souffrance des agents de l’administration centrale dans des situations trop répandues : pression psychologique, encadrement autoritaire et infantilisant, risques psycho-sociaux en raison de déménagements à répétition, acharnement constant et régulier de la hiérarchie directe, etc.

Les représentants du personnel FO accompagnent et à défendent des collègues en souffrance: ils sont confrontés à la dimension systémique de leurs situations qui aboutissent invariablement à une dégradation de leur état de santé.

Pourtant, l’administration propose un GT dédié à la Qualité de vie et conditions de travail (QVCT) et la DGAFP organise un colloque sur le même thème. Mais, comment croire en une administration soucieuse du bien-être et de la santé des agents quand elle n’objective pas les signaux d’alerte du mal-être au travail ou ignore les RPS d’une restructuration sur les collègues ? Comment croire que l’administration prend en compte la qualité de vie au travail de ses agents quand elle prépare le déménagement de plus de la moitié du ministère à Gentilly dans les conditions qu’on connait : open-space et flex office intégral, nouvelles modalités de travail qui vont s’ajouter à ces conditions de travail indignes.

Le SNPMEN-FO revendique la prise en compte réelle de la souffrance des agents.

Télécharger la déclaration liminaire du SNPMEN-FO.